Saint Jean-Paul II

Introduction

« Tout le monde connaît Jean-Paul II : son visage, sa manière caractéristique de se déplacer et de parler ; son immersion dans la prière et sa joie de vivre spontanée. Un grand nombre de ses paroles ont été gravées de manière indélébile dans nos mémoires, en commençant par le cri passionné par lequel il s’est présenté au peuple au début de son pontificat : « Ouvrez grandes les portes au Christ, n’ayez pas peur de lui ! » Ou encore : « Personne ne peut vivre une vie d’épreuves ; personne ne peut aimer à l’essai ». Tout un pontificat est résumé dans de telles paroles. C’est comme s’il voulait ouvrir les portes au Christ partout, et qu’il souhaitait ouvrir aux gens la porte qui donne sur la véritable vie, le véritable amour ». - Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

La vie d’un saint est une vie dans laquelle l’Évangile est lumineux. En ce sens, l’Église a reçu un inestimable cadeau en St. Jean-Paul II. Tout au long de sa vie, il a montré le rayonnement de la paternité de Dieu dans l’humanité, ou ce que Saint Paul appelle « en nouveauté de vie dans le Christ » (Cf. Rom. 6: 4).

Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice
Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice, en Pologne. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice, en Pologne. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice, en Pologne. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice, en Pologne. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla photographié enfant à Wadowice, en Pologne. (Photo CNS)

Enfance

« Je n’avais pas encore fait ma Première Communion lorsque j’ai perdu ma mère : J’avais à peine neuf ans ». — Karol Wojtyła

Karol Józef Wojtyła naquit le 18 mai 1920, à Wadowice, en Pologne, benjamin de trois enfants. Bien qu’il soit né dans une famille aimante, les débuts de sa vie furent marqués par la souffrance et la perte. Sa sœur aînée, Olga, mourut dès l’enfance et, avant que Karol n’ait atteint l’âge de douze ans, sa mère Emelia décéda d’une insuffisance rénale tandis son frère aîné, Edmund, tombait en héros au service des personnes frappées par la scarlatine. Connu de ses amis sous le nom de Lolek, et grandissant sous l’égide aimante de son père, il était un jeune homme enthousiaste, athlétique, studieux, et un acteur de théâtre talentueux.

Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion
Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion, le 25 mai 1929. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion, le 25 mai 1929. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion, le 25 mai 1929. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion, le 25 mai 1929. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla lors de sa première communion, le 25 mai 1929. (Photo CNS)

  

Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme
Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme a paru sous forme d’affiche pour le groupe théâtral Studio 39. (Photo CNS/Photo presse catholique) Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme a paru sous forme d’affiche pour le groupe théâtral Studio 39. (Photo CNS/Photo presse catholique) Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme a paru sous forme d’affiche pour le groupe théâtral Studio 39. (Photo CNS/Photo presse catholique) Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme a paru sous forme d’affiche pour le groupe théâtral Studio 39. (Photo CNS/Photo presse catholique) Ce portrait de Karol Jozef Wojtyla jeune homme a paru sous forme d’affiche pour le groupe théâtral Studio 39. (Photo CNS/Photo presse catholique)

Jeune homme

« Les paroles de mon père ont joué un rôle très important car elles m’ont guidé pour devenir un véritable adorateur de Dieu ». — Karol Wojtyła

« Après la mort de ma mère, et plus tard, le décès de mon frère aîné, je suis resté seul avec mon père, un homme profondément religieux. Jour après jour, j’ai pu observer son mode de vie austère... son exemple a d’une certaine manière été mon premier séminaire, une sorte de séminaire domestique ». — Karol Wojtyła

Le jeune Karol assista aux cours de l’Université Jagiellonian de Cracovie en 1938 où il étudia la langue polonaise, la littérature, le théâtre et la poésie polonaise. Il participa également à des productions théâtrales locales, en tant que co-fondateur du Théâtre rhapsodique de Cracovie. C’est à cette époque qu’il rencontra son mentor spirituel, Jan Tyranowski, et qu’il fut initié au mysticisme carmélite de Saint Jean de la Croix. Cette rencontre modifia profondément le cours de sa vie, le menant à la prêtrise. Cependant, ses études furent interrompues lorsque l’Allemagne nazie envahit la Pologne en septembre 1939.

Pour rester au pays, Karol fut forcé de travailler dans une carrière de pierre et la nuit dans l’usine chimique de Solvay. Pendant cette période, Karol endura la perte de son père, mort d’une crise cardiaque le 18 février 1941. En 1944, il survécut miraculeusement après avoir été heurté par un camion allemand. De tout cela, il tira la maturation de sa vocation et la formation de son identité de prêtre.

Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre
Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre. (Photo CNS) Karol Jozef Wojtyla en photo à l’époque de son ordination en tant que prêtre. (Photo CNS)

Prêtre / Évêque

« En tant que jeune prêtre, j’ai appris à aimer l’amour humain… Si l’on aime l’amour humain, alors naît naturellement le besoin de s’engager complètement au service d’un " amour juste ", car l’amour est juste, il est magnifique ». - Pape Jean-Paul II

Karol rejoignit un séminaire clandestin dirigé par le Cardinal Sapieha et fut ordonné seul lors de la fête de la Toussaint 1946. Il se rendit ensuite à Rome pour poursuivre ses études de doctorat. Dès son retour en Pologne, il fut nommé pasteur assistant dans une paroisse de Niegowic, où il commença son travail vital auprès des jeunes.

Après avoir enseigné à l’Université Jagiellonian pendant environ cinq ans, et avoir été désigné à la Chaire d’éthique de l’Université catholique de Lublin, Fr. Wojtyła fut consacré évêque auxiliaire de Cracovie le 4 juillet 1958 : le plus jeune évêque de l’histoire de la Pologne. Parmi les premiers à prendre connaissance de son élection, se trouvaient les jeunes qui l’avaient accompagné dans de nombreux voyages de camping et de randonnées.

Constamment préoccupé par la question de l’homme, l’Évêque Karol Wojtyła encouragea une résistance spirituelle et culturelle à l’occupation communiste de la Pologne, rendant espoir à ses concitoyens, face à une oppression féroce.

L’évêque Karol Wojtyła participa au Conseil Vatican II au début de l’année 1962, où il apporta un soutien vital aux documents du séminaire du Conseil. Ses avis et contributions jouèrent également un rôle essentiel dans la formulation finale des Humanae Vitae, qui furent promulguées par le Pape Paul VI en 1968. Peu après, fut élevé au Collège des Cardinaux.

Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection
Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection dans la nuit du 16 octobre 1978. (Photo CNS/Photo presse catholique) Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection dans la nuit du 16 octobre 1978. (Photo CNS/Photo presse catholique) Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection dans la nuit du 16 octobre 1978. (Photo CNS/Photo presse catholique) Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection dans la nuit du 16 octobre 1978. (Photo CNS/Photo presse catholique) Le Pape Jean-Paul II sort de la Basilique Saint-Pierre après son élection dans la nuit du 16 octobre 1978. (Photo CNS/Photo presse catholique)

Les débuts de la papauté

« N’ayez pas peur ! Ouvrez grandes les portes au Christ... Le Christ sait " ce qu’il y a dans l’homme ". Lui seul le sait ». — Pape Jean-Paul II dans son Discours inaugural, Place Saint Pierre, 22 octobre 1978

Le Cardinal Karol Wojtyła fut  élu Pape le 16 octobre 1978, prenant le nom de Jean-Paul II. Il fut le 263e successeur de Pierre, et devait connaître l’un des plus longs pontificats de l’histoire de l’Église, s'étendant sur près de 27 ans. Il conserva sa devise épiscopale, rédigée d’après le point de vue profond de St. Louis de Montfort, « Totus Tuus  – Je suis totalement à toi ». Il allait devenir de plus en plus clair pour le monde que cette papauté était une incarnation de cette devise et une réponse directe à l’Amour divin, qui s'exprimait profondément dans son amour pour l’homme.

Immédiatement, Jean-Paul II se mit à parcourir le monde dans un vigoureux esprit missionnaire. Il s'embarqua pour 104 voyages apostoliques dans 129 pays différents, « dans les parties les plus reculées du monde » (Actes 13:47), en commençant par l’Ouest, le Mexique, et les États-Unis, pour la gloire de l’Évangile. Son amour pour les jeunes le conduisit à créer la Journée mondiale de la jeunesse, célébrée 19 fois durant son pontificat et attirant des millions de jeunes du monde entier. La préoccupation du pape pour le mariage et la famille fut clairement reflétée par la création de la Réunion mondiale  des familles, sa catéchèse du mercredi sur l’amour humain et la création de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille.

La présence du pape sur la scène mondiale a marqué le début du retrait progressif et pacifique du communisme de l’Europe de l’Est, a permis d'éviter la guerre entre le Chili et l’Argentine, et a lancé la restauration de la paix et la réparation de la division entre les grandes religions du monde.

Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants
Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants après avoir été blessé par balles sur la place Saint-Pierre en 1981. (Photo CNS/L’Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants après avoir été blessé par balles sur la place Saint-Pierre en 1981. (Photo CNS/L’Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants après avoir été blessé par balles sur la place Saint-Pierre en 1981. (Photo CNS/L’Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants après avoir été blessé par balles sur la place Saint-Pierre en 1981. (Photo CNS/L’Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II secouru par ses assistants après avoir été blessé par balles sur la place Saint-Pierre en 1981. (Photo CNS/L’Osservatore Romano)

Tentative d’assassinat

« Dans tout ce qui m’est arrivé ce jour-là, j’ai ressenti l’extraordinaire protection et les soins maternels (de la Mère de Dieu), qui se sont avérés plus forts que la balle mortelle ». - Pape Jean-Paul II

Le 13 mai 1981, le Pape Jean-Paul II fut victime d’une tentative d’assassinat sur la Place Saint Pierre. Malgré le choc mondial, il fit preuve d’un amour et d’une miséricorde extraordinaires lorsqu’il rendit visite personnellement à son agresseur, Ali Agca, dans la prison de Rebibbia en 1983. Après sa guérison, le Pape Jean-Paul II poursuivit ses activités missionnaires, rencontrant plus de 17 600 000 pèlerins lors de ses audiences générales et des millions de fidèles pendant ses visites pastorales ultérieures dans le monde entier. Il continua à rencontrer de nombreux chefs de  gouvernement lors de 38 visites officielles et 738 audiences et rencontres avec des chefs d’État, avec deux discours marquants aux Nations Unies et 246 audiences avec des premiers ministres.

Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner
Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner, Mehmet Ali Agca, dans la prison Rebibbia à Rome en 1983. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner, Mehmet Ali Agca, dans la prison Rebibbia à Rome en 1983. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner, Mehmet Ali Agca, dans la prison Rebibbia à Rome en 1983. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner, Mehmet Ali Agca, dans la prison Rebibbia à Rome en 1983. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II assis aux côtés de l’homme qui tenta de l’assassiner, Mehmet Ali Agca, dans la prison Rebibbia à Rome en 1983. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano)

  

Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier
Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier dans une photo non datée du photographe du Vatican Arturo Mari. (CNS photo/L'Osservatore Romano) Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier dans une photo non datée du photographe du Vatican Arturo Mari. (CNS photo/L'Osservatore Romano) Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier dans une photo non datée du photographe du Vatican Arturo Mari. (CNS photo/L'Osservatore Romano) Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier dans une photo non datée du photographe du Vatican Arturo Mari. (CNS photo/L'Osservatore Romano) Le pape Jean-Paul II descend sur un chemin de gravier dans une photo non datée du photographe du Vatican Arturo Mari. (CNS photo/L'Osservatore Romano)

Héritage

« La réponse à la peur qui assombrit l’existence de l’homme à la fin du XXe siècle est l’effort commun de créer la civilisation de l’amour…. Avec l’aide de la grâce de Dieu, nous pouvons bâtir dans le siècle et le millénaire suivants une civilisation digne de la personne humaine, une véritable culture de la liberté. Nous pouvons et nous devons le faire ! » — Pape Jean-Paul II dans son discours aux Nations Unies

L’héritage doctrinal de Jean-Paul II est l’un des plus riches de l’histoire de l’Église. Il a sans relâche protégé la contribution de la foi et la tradition de l’Église contre les erreurs, en promouvant une doctrine théologique, morale et spirituelle authentique.

Sa Sainteté Jean-Paul II a également été un auteur prolifique ; parmi ses principaux documents figurent de nombreux trésors de l’Église. Ses écrits comprennent 14 encycliques, 15 exhortations apostoliques, 11 constitutions apostoliques et 45 lettres apostoliques parallèlement aux catéchèses faites dans les audiences générales, les lectures, et homélies effectuées lors de ses nombreux voyages.

En mettant l’accent sur l’appel universel à la sainteté, il a béatifié 1 338 personnes et canonisé 482 saints, plus que tous les autres papes combinés au cours des 500 dernières années.

Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans
Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans à Jérusalem en 2000. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans à Jérusalem en 2000. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans à Jérusalem en 2000. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans à Jérusalem en 2000. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano) Le Pape Jean-Paul II rencontre des chefs religieux juifs et musulmans à Jérusalem en 2000. (Photo CNS/Arturo Mari, L'Osservatore Romano)

Le Grand Jubilé

« Toute la vie chrétienne est comme un grand pèlerinage vers la maison du Père, dont nous redécouvrons chaque jour l’amour inconditionnel pour chaque créature humaine, et en particulier le " fils prodigue ", […]. [Le Jubilé] doit encourager chacun à entreprendre […] un voyage de conversion ». - Pape Jean-Paul II

Tout au long de son pontificat, le Pape Jean-Paul a guidé et préparé l’Église à célébrer le Grand Jubilé, une célébration de la miséricorde de Dieu et du pardon des péchés, qui débuta par l’ouverture de la Porte Sainte de la Basilique Saint Pierre de Rome. Huit millions de pèlerins se rendirent à Rome pour prier pendant l’année 2000, alors que l’Église et l’ensemble de l’humanité entraient dans le troisième millénaire depuis la naissance du Rédempteur.

Pendant ce temps, le Pape Jean-Paul II priait pour le pardon de Dieu et le pardon de ceux blessés par les péchés des chrétiens tout au long des deux derniers millénaires.

Jean-Paul II a réussi à encourager le dialogue avec les Juifs et a inauguré une période d’apaisement entre juifs, musulmans et représentants d’autres religions. Il a plusieurs fois envoyé à ces groupes une invitation à participer à des réunions mondiales de prière pour la paix.

Avec l’Année de la Rédemption, l’Année mariale et l’Année de l’Eucharistie, il s’est consacré au renouvellement spirituel de l’Église. Il était convaincu que l’Église connaîtrait le courage et le renouveau, même face aux grandes épreuves auxquelles l’humanité avait été confrontée au cours du siècle dernier, en se rapprochant du Cœur du Christ dans l’Eucharistie. Il déclara, « ...Le regard de l’Église est constamment tourné vers son Seigneur, présent dans le Sacrement de l’Autel, où elle découvre la pleine manifestation de son amour illimité » (Jean-Paul II, Ecclesia de Eucharistia, 2003).

L’amour du Christ, « cet amour qui va jusqu’au bout », proclamé par Saint Jean-Paul II tout au long de sa vie, est devenu plus compréhensible pour le monde, alors qu'approchait le jour de son retour vers la Maison du Père.

Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints.
Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints. Jean XXIII et Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre au Vatican le 27 avril. (Photo CNS/Paul Haring) Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints. Jean XXIII et Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre au Vatican le 27 avril. (Photo CNS/Paul Haring) Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints. Jean XXIII et Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre au Vatican le 27 avril. (Photo CNS/Paul Haring) Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints. Jean XXIII et Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre au Vatican le 27 avril. (Photo CNS/Paul Haring) Le Pape François célèbre la messe de canonisation des saints. Jean XXIII et Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre au Vatican le 27 avril. (Photo CNS/Paul Haring)

Décès et béatification

« La mort en soi est tout sauf un événement sans espoir. C’est la porte grande ouverte sur l’éternité et, pour ceux qui vivent dans l'amour du Christ, une expérience de participation au mystère de sa Mort et de sa Résurrection ». - Pape Jean-Paul II

Souffrant des effets délétères de la maladie de Parkinson, des séquelles des blessures subies lors de la tentative d’assassinat et de plusieurs interventions chirurgicales, avec de la perte de sa voix, le pape Jean-Paul II exprima dans ses derniers jours le mystère du Seigneur crucifié.

Avec des centaines de milliers de jeunes sous la fenêtre de l’appartement papal, tenant des chandelles allumées pendant les derniers moments du pape, Jean-Paul II murmura en réponse « Je vous ai cherchés, et vous êtes venus à moi. Merci ». Le Pape Jean-Paul II est mort pendant les premières vêpres du dimanche de la Miséricorde divine, le 2 avril 2005, à 21h37, peu après avoir prononcé ses derniers mots audibles « Laissez-moi retourner dans la maison de mon Père ».

Plus de trois millions de pèlerins se déplacèrent à Rome pour rendre hommage au pape, certains faisant la queue plus de 24 heures pour prier et remercier leur Saint Père bien aimé.

Le 28 avril 2005, le Pape Benoît XVI annonçait que la période d’attente normale de cinq ans avant le début de la cause de béatification et de canonisation serait abandonnée pour Jean-Paul II. Le 1er mai 2011, le Pape Benoît XVI béatifiait le Pape Jean-Paul II.

« Nous pouvons être sûrs que notre Pape bien aimé se tient aujourd’hui à la fenêtre de la maison du Père, et qu’il nous voit et nous bénit ». — Pape Benoît XVI, lors de la messe funèbre pour le Pape Jean-Paul II, le 8 avril 2005.

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